Leo Colovini

Publié le par Merlyin

Né en 1964 à Venise, Leo Colovini est l'homme qui divise dans le milieu du jeu de société. Habitué du jeu aux mécaniques huilées, il est aussi le spécialiste du thème plaqué. Il a réussi, grâce à quelques petites merveilles, à se créer un public de fans qui achètent ses jeux les yeux fermés et qui ne seront que rarement déçus. Quant aux autres, ils lui reprochent ses jeux soit-disant froids et ne parviennent pas à comprendre ce qui attire les adeptes. Leo Colovini a longtemps été adepte de la création en duo avec Alex Randolph avant la disparition de celui-çi puis avec d'autres auteurs italiens avant de connaître le succés en solo avec le génial Carolus Magnus (nominé pour le Spiel des Jahres 2000). Il revient d'ailleurs régulièrement aux créations à plusieurs le temps d'un projet.

Leo Colovini a rejoint le monde du jeu de société par le biais des échecs, ce qui explique sans doute son amour pour les mécaniques dignes d'horloges suisses. Du coup, ses jeux sont plus orientés gros joueurs que famille et les récompenses le fuient donc (malgré des nominations au Spiel des Jahres). Qu'importe, l'estime des joueurs est là et, qu'on l'aime ou pas, la plupart des joueurs connaissent Leo Colovini et ses jeux phares !

 

Ludographie (non exhaustive) :

Intrigues à Venise, 1988, avec Alex Randolph, Spiel des Jarhes plus beau jeu 1988

Die Osterinsel, 1994, avec Alex Randolph

Mini Inkognito, 1997, avec Alex Randolph, la version cartes de Intrigues à Venise

Les Speedies, 1998, avec Dario De Toffoli

Europa 1945 2030, 1998, avec Duccio Vitale

Carolus Magnus, 2000,

Doge, 2000,

Meridian, 2000, 

Cartagena, 2000,

Vabanque, 2001, avec Bruno Faidutti

Clans, 2002,

Alexandros, 2003, 

Avalon, 2003,

Corsari, 2003,

Magna Grecia, 2003, avec Michael Schacht, un jeu sur la colonisation de l'Italie par les grecs 

Druids, 2004,

Die Brücken von Shangrila, 2004,

Familienbande, 2004,

Submarine, 2004,

Minestrone, 2004, avec Luisa Cognetti et Francesco Cognetti

Carcassonne - Neues Land, 2004, avec Klaus-Jürgen Wrede

Hektor und Achill, 2004, avec Francesco Nepitello et Marco Maggi, un bon petit jeu à deux

Go West, 2005,

Cartagena 2, 2006

Dschingis Khan, 2007

Justinian, 2007, avec Alessandro Saragosa

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Publié dans Portrait

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D
Si je me souviens bien, il est encore jeune, et aurait du mal à être grisonnant : la calvitie le guette ! En tous cas, il a l'air beaucoup moins froid que ses jeux... Le bonhomme a même l'air franchement sympathique !
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M
Oui oui, il a 43 ans, le fornt dégarni et il a un look trés italien. Bref, on ne lui donne pas le physique de l'emploi...
D
J'ajouterais juste que les jeux de Colovini demandent un peu de pratique pour être joué et apprécié... ils ne se laissent pas facilement apprivoiser. Mais le jeu en vaut la chandelle. Je trouve que Colovini est un créateur qu'on pourrait qualifier d'élégant. Et ses mécaniques sont toujours au minimum intéressantes. Après, on aime ou pas, c'est clair...
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M
C'est vrai que ses jeux nécessitent souvent de la pratique pour être maîtrisés (belles mécaniques obligent) mais il y a heureusement quelques exceptions notables : Cartagena ou Intrigues à Venise (et Mini Inkognito donc). Cependant, il faut reconnaître que ses gros succés (Carolus Magnus ou Magna Graecia par exemple) nécessitent d'être domptés. J'aime bien ta définition de lui : élégant; ca correspond bien à l'idée que je me fais de ses jeux; élégants, huilés, ... Leo Colovini est l'horloger suisse du jeu de société (je le verrais assez bien grisonnant et avec un monocle).