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Avant propos

Il n'est pas question ici de tester objectivement des jeux et des jouets (il existe tout plein de trés bons sites pour cela) et encore moins de présenter des sorties de façon exhaustive. Parmis la jungle des sorties et des parutions de jeux et de jouets, mon but est de dénicher ce qui me semble vraiment interressant pour vous en faire part et, pourquoi pas, vous donner envie d'y jeter un coup d'oeil.

J'en profite également pour préciser que les images apparaîssant dans ce blog sont tirées de différentes sources et, ne souhaitant pas enfreindre les droits de leurs propriétaires respectifs, je m'engage à les retirer sur simple demande de leur part.

Lundi 28 janvier 2008 1 28 /01 /Jan /2008 13:55

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Lorsqu'un jeu porte le joli logo des Belges à sombrero, c'est un peu comme un Apéricube : c'est un gage de bonne ambiance autour de la table à l'heure de l'apéro. Mais que vaut donc ce Bonne Question ? Non, je ne ferais pas ce jeu de mot de seconde zone, n'insistez pas, j'ai pris de bonnes résolution pour au moins jusqu'à fin janvier !

Heureusement pour nous autres joueurs d'apéro, Bonne Question est un jeu aux règles enfantines; les joueurs recoivent une carte comportant différents mots. Après avoir éventuellement limité le choix (c'est prévu), on détermine le thème du tour. A présent, chaque joueur va devoir faire deviner l'un des mots de se carte en posant une question portant sur le thème donné. Les joueurs taperont donc un coup sec sur la sonnette afin d'attirer l'attention sur eux et tenter de briller en société. Ca a l'air simple ? Pas vraiment non. Essayer donc de faire deviner "clavier" lorsque le thème est "la vie privée des ornithorinques" ! Et puis pour ajouter un peu de piment à tout cela et éviter les petits malins qui font des question évidentes, seule la troisième proposition de réponse permet de récolter le maximum de points. En gros, les autres joueurs devront se tromper deux fois avant de trouver votre mot.

Bonne Question est simple, à n'en point douter. Il est aussi très joli avec sa belle boite à sucre et sa sonnette comme dans un Hilton (ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit et laissez Mlle Paris hors de ça). Court, rapide, familial, Bonne Question semble avoir tout pour plaire. Hélas, comme beaucoup de jeux d'ambiance, ce nouveau Repos Prod dépend grandement de ses joueurs. Si il se révèle truculent avec une bande d'amis bien décidés à s'amuser, il devient vite laborieux lorsque vous jouez avec des gens plutôt introvertis ou trop différents les uns des autres. Propice aux private jokes, Bonne Question peut donc vite tomber à plat si les joueurs le prennent trop au sérieux. Pire, certains joueurs hésitent systématiquement à se lancer, allant même jusqu'à se braquer et faire complétement capoter la partie. Dans cette optique, on regrettera donc le choix de Repos Prod de vouloir rester grand public en proposant des mots et des thèmes aussi abordables que politiquement corrects. Une fois passé l'excellentissime "vie privée des ornithorinques", les thèmes se révèlent plutôt classiques et assez généraux tandis que les mots à deviner restent issus du langage courant.

Tout de même très bon, Bonne Question se révèle être une demi déception. Hilarant lorsqu'il trouve son public, le jeu devient vite incontournable. En revanche, en famille ou avec des gens réservés, il est laborieux et même parfois assez ennuyeux. Même si le matériel est très beau, son prix reste tout de même conséquent, ce qui en fait un achat qui mérite d'être réfléchit à deux fois. Bref, Bonne Question n'est pas la grande réussite qu'on attendait et se place franchement selon moi comme l'un des moins bons Repos Prod. Dommage car il y avait là du potentiel... Quoi qu'il en soit, si vous êtes plutôt du genre à jouer avec des amis amateurs de bonne rigolade et de blagues vaseuses, allez-y, Bonne Question est fait pour vous et vous y trouverez largement votre compte. Pour les autres... à vous de voir !


Bonne Question (Français)

Un jeu de Ludovic Maublanc


Edité
par Repos Prod

3 à 9 joueurs à partir de 10 ans

Durée 45 minutes

Prix moyen : 30€

Par Merlyin - Publié dans : Jeux de société
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Mercredi 16 janvier 2008 3 16 /01 /Jan /2008 12:01
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Ce n'est pas tous les jours que de nouveaux éditeurs apparaissent dans le milieu ludique et, du coup, c'est à chaque fois une bonne nouvelle qui ne peut que faire plaisir.

Fin 2007, le tout jeune éditeur Anteludo a publié son premier jeu, A capella. Le jeu se veux résolument familial puisqu’il reprend le principe du quiz musical et du blind test. Présenté dans une boite métallique (ça a l’air d’être la mode chez les éditeurs), A capella semble avoir pas mal d’atouts pour devenir un classique des soirées entre amis. En plus, Anteludo fait bien les choses puisqu’une extension est déjà prévue !

 
 

 Le mieux reste encore d’aller faire un tour du côté du site de l’éditeur :


A capella, le blind test et quiz sur les chansons

Quoi qu'il en soit, bonne chance à A capella et longue vie à Anteludo !
Par Merlyin - Publié dans : News
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Lundi 14 janvier 2008 1 14 /01 /Jan /2008 23:32

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Aaaaah Notre Dame ! Ses tours, ses gargouilles, son bossu, ses... rats. Comment ça ses rats ? Ben oui,même sur le parvis que la cathédrale on trouve ces gentils petits rongeurs porteurs de peste ! Mais pas de panique ! Grâce à Alea et à quelques gentils joueurs tout devrait bien se passer.

Une petite précision avant tout : malgré son titre, Notre Dame n'est pas un jeu à proprement parler sur la cathédrale mais plutôt une lutte d'influence entre notables dans les quartiers du Paris du 14e siècle. Du coup le thème a un petit côté plaqué mais on y reviendra.
Chaque joueur prend donc la tête d'un quartier de Paris et va devoir le développer afin d'augmenter son prestige. Ne reculant devant rien, il vous faudra également corrompre quelques notables afin d'obtenir quelques faveurs spéciales. En terme de jeu, les mécanismes restent relativement simples; chaque joueur dispose d'un "deck" dans lequel il va tirer trois cartes par tour. Il va ensuite en choisir une et faire passer les suivantes à son voisin de droite qui fera de même. On répête l'opération jusqu'à ce que chacun possède trois cartes. Ce système dit de "draft" apporte d'ailleurs une dimension stratégique importante au jeu mais, là encore, nous y reviendrons.
A son tour, le joueur va jouer l'une de ses cartes afin d'agir sur un bâtiment du quartier et ainsi pourvoir effectuer une action. Il est d'ailleurs intéressant de constater que des actions similaires sont parfois cumulatives, faisant augmenter l'effet produit à chaque fois quelles sont jouées. Les joueurs vont ainsi récupérer de l'influence, de l'or, du prestige et d'autres choses encore. Une fois que chaque joueur a joué deux fois (et a donc utilisé deux cartes), on défausse l'action restante et chacun a alors l'occasion de payer pour corrompre un notable pour bénéficier de ses largesses. Enfin, à la fin du tour, chacun devra déterminer l'étendue de l'épidémie de peste et vérifier si il a réussi à la contenir.

Il est difficile de limiter Notre Dame à cette rapide présentation car plusieurs petites règles viennent encore enrichir le jeu, comme un système de partage des points à Notre Dame tous les trois tours et un tirage des notables semi aléatoire. A la lecture des règles, le jeu laisse un peu perplexe. On le voit volontier rempli de hasard, froid, peu interactif et, sommes toutes, plutôt inintéressant. Il faut vraiment disputer une partie pour constater à quel point les mécanismes sont bien huilés.
Avec Notre Dame, Alea sa volonté de proposer des jeux aux règles novatrices et efficaces comme pour un Louis XIV ou un Ausburg 1520. Même si ce jeu s'avère nettement plus simple et accessible que nombre d'autres productions de l'éditeur, il n'en est pas pour autant simpliste. La diversité des stratégies possibles et les différents paramètres à gérer lui apportent une vraie profondeur et permettent de ne pas se lasser. De plus, le système de draft ajoute une dimension supplémentaire appréciable à la stratégie, permettant aussi bien de développer ses plans que de nuire aux autres.

Bien sûr, le jeu n'est pas exempt de défauts et le principal que l'on reprochera à Notre Dame est son relatif manque d'interaction. En dehors du draft et du système de calèches, rien ne permet d'agir sur le jeu des autres et l'ambiance a du coup un peu de mal à prendre. D'autre part, le titre du jeu laissait présager un jeu d'influence religieuse ou au moins quelque chose sur les bâtisseurs. Il n'en est rien et on réalise bien vite que le thème est assez plaqué sur le jeu. Même si les règles collent assez bien, tout cela aurait pu se passer à n'importe quelle époque et dans n'importe quel lieu. Bah, ne boudons donc pas notre plaisir car ce choix nous permet d'avoir un matériel de toute beauté avec une mention spéciale pour le plateau de jeu modulable.

Au final, Notre Dame se révèle être un très bon jeu, destiné aussi bien au cercle familial qu'aux joueurs aguerris. Agréable, beau, il procure un vrai plaisir de jeu qui vient en partie gommer la faible interaction. Faisant le pari du compromis entre le jeu pour tous et le gros jeu, Notre Dame y réussit très bien même si il écope ainsi des défauts de ses choix : sans doute pas assez poussé pour les joueurs qui veulent des stratégies vraiment complexes, il reste cependant un peu ardu au début et nécessitera un petit effort pour apprendre les règles.
Une fois ce cap passé, la plupart des joueurs trouveront leur compte avec Notre Dame et apprécieront sans doute son côté novateur. Bref, encore un très bon Alea !


Notre Dame (Français)

Un jeu de Stefan
Feld

Edité
par Alea, traduit par Filosofia

2 à 5 joueurs à partir de 10 ans

Durée 75 minutes

Prix moyen : 37€
Par Merlyin - Publié dans : Jeux de société
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Lundi 14 janvier 2008 1 14 /01 /Jan /2008 15:41

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Voilà, nous sommes à présent bien ancré dans cette année 2008 et il est temps de faire un petit point. Mais avant toutes choses :


Bonne année, bonne santé, bons jeux !

Les formalités accomplies, penchons-nous donc sur l'année écoulée.
Depuis le mois d'octobre, les nouveaux articles se sont fait rares en raisons de divers problèmes de connection, de boulot trop envahissant et autre changement de freebox. Quoi qu'il en soit, Soyons sérieux, jouons ! (alias Soséj pour les intimes) n'est pas mort et j'espère bien pouvoir y consacrer plus de temps à l'avenir.
Cette pseudo hibernation n'a pourtant pas vraiment eu de conséquences néfastes sur la fréquentation puisque les records de visite ont été largement battus cet hiver. Tout au plus cela a-t-il freiné la progression.

Passons aux chiffres :

Depuis sa création le 17 février 2007, Soyons sérieux, jouons ! a enregistré 73 402 pages vues et 19 897 visiteurs uniques (zut, 20 000 ca aurait fait plus rond...). La journée d'hier rentre dans les annales puisqu'elle a pulvérisé les records de fréquentation (sans que je m'explique vraiment pourquoi...) avec pas moins de 1835 pages vues !!! Le nombre est assez énorme quand on sait que la moyenne journalière tourne autour de 500 pages par jour. Pour ce qui est des visiteurs, on tourne sur une moyenne d'environ 100 personnes par jour avec un record de 157 visiteurs le 5 novembre 2007. Pour ce qui est du mois record, décembre 2007 a pour le moment la palme avec 10 188 pages vues mais le mois de janvier semble bien parti pour le supplanter !

Pour l'évolution mois par mois, voilà ce que ça donne

- Février 2007 : 282 pages vues et 85 visiteurs uniques (le mois n'était pas complet)

- Mars 2007 : 1385 pages vues et 377 visiteurs uniques (+1102 pages; +293 visiteurs) *

- Avril 2007 : 4694 pages vues et 1248 visiteurs uniques (+3309 pages; +871 visiteurs) *

- Mai 2007 : 6933 pages vues et 1826 visiteurs uniques (+2239 pages; +578 visiteurs) *

- Juin 2007 : 7081 pages vues et 1877 visiteurs uniques (+148 pages; +51 visiteurs) *

- Juillet 2007 : 7617 pages vues et 1662 visiteurs uniques (+536 pages; -215 visiteurs) *

- Août 2007 : 7177 pages vues et 1783 visiteurs uniques (-440 pages; +121 visiteurs)

- Septembre 2007 : 7724 pages vues et 2057 visiteurs uniques (+547 pages; +270 visiteurs) *

- Octobre 2007 : 6618 pages vues et 2019 visiteurs uniques (-1106 pages; -38 visiteurs)

- Novembre 2007 : 7939 pages vues et 2674 visiteurs uniques (+1321 pages; +655 visiteurs) *

- Décembre 2007 : 10188 pages vues et 3162 visiteurs uniques (+2249 pages; +488 visiteurs) *

* Mois où le record a été battu


Avec 162 articles publiés, cela nous donne une moyenne en forte hausse avec environ 63 visites par pages en décembre et 453 visites par page depuis la création du site. Chaque visiteur consulte en moyenne 3.7 pages.

Pas de stat sur l'année au sujet des articles record mais, à titre informatif, l'article le plus lu en décembre était Slot racing (2ème partie) avec 166 visites juste devant Race for the Galaxy avec 164 visites et Horreur à Arkham avec 157 visites. Les suivants sont assez loin derrière. Chose étonnante, ce n'est donc pas une critique de jeu de société qui remporte la palme !

C'est donc sur ces chiffres encourageants que 2008 débute. Il faudra donc concrétiser dans les mois à venir et réussir à tenir la barre des 3000 visiteurs mensuels... voire faire mieux !

Par Merlyin - Publié dans : Annonce
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Lundi 14 janvier 2008 1 14 /01 /Jan /2008 12:38
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Tiens, ca faisait longtemps qu'il n'était pas sorti un truc bien stupide et, du coup, parfaitement indispensable. Heureusement, Goliath Pense à nous et sort en grandes pompes ses Test Tube Alien ou "comment-se -passionner-bêtement-pour-une-chose-étrange".

Les Test Tube Alien vous proposent de jouer au scientifique américain dans la zone 52 en étudiant un extra-terrestre depuis sa naissance jusqu'à son âge adulte. Au départ, vous avez un cocon dans un tube a essai (d'où le nom) et, en rajoutant de l'eau et de la "nourriture", vous allez provoquer son éclosion. La bestiole se mettra alors à grandir progressivement tandis que vous la nourrirez (la croissance prend une petite quinzaine de jours). Bien entendu, dans la grande tradition des Tamagochi, il vous faudra nourrir et coucher votre alien de façon régulière sous peine de le voir mourir.

Une fois adulte (et même dès l'éclosion en fait), votre alien est capable de communiquer avec vous à partir d'un code lumineux basé sur trois couleurs qui clignotent et alternent. Il est même possible de le faire communiquer avec un ordinateur pour obtenir diverses informations sur son état.

Même si les Test Tube Alien sont plus un gadget qu'un véritable jouet, ils n'en sont pas moins passionnants et on passe souvent de longs moments à le regarder durant les tout premiers jours. L'idée est bien trouvée et on se prend facilement au jeu, d'autant plus que la fabulation autour du produit est plutôt bien faite. L'alien est constitué d'un corps qui se gorge d'eau et donne donc l'illusion de la croissance tandis que sa tête pleine d'éléctronique (élémentaire mais bien pensée) lui permet d'avoir l'air vivant.
Pourtant, les limites du jouet se font rapidement sentir. Peu de choses à faire et une croissance finalement assez lente risquent de lasser les enfants assez vite tandis que les plus grands s'en occuperont comme d'un poisson rouge. Une fois la croissance achevée, la nourriture devient inutile et il suffit juste de s'assurer que l'alien a assez d'eau pour être immergé. On fini donc par l'oublier tout à fait, d'autant plus qu'il est impossible de le sortir de son tube. Lorsqu'il meure finalement au bout d'un bon mois, on y fait presque pas attention...

Les défauts du produit ne s'arrêtent d'ailleurs pas là et on pourra également reprocher le faible nombre de modèles (tout de même huit, quatre gentils et quatre méchants, mais tous assez semblables), l'interaction impossible entre eux et surtout un corps qui ne ressemble rapidement plus à rien une fois dilaté par la croissance.

Au final, les Test Tube Alien sont un jouet formidable qui ont tout pour plaire et donner envie de s'y essayer. Novateurs, entourés d'une bonne fabulation et d'une bonne opération de communication de la part de Goliath, ils ont d'ailleurs été l'un des grands succés de Noël. Pourtant, on réalise rapidement les limites du produit et il perd alors presque tout son intérêt. De plus, sa faible durée de vie fait regretter son prix tout de même conséquent (environ 20€ hors périodes de fêtes). Bref, si vraiment l'aventure vous tente, allez-y car les premiers jours sont vraiment amusants mais ne vous attendez pas à la révolution annoncée... le mien était mort depuis plusieurs jours avant que j'y fasse attention...
Par Merlyin - Publié dans : Jouets
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Lundi 10 décembre 2007 1 10 /12 /Déc /2007 14:51

 


Suis-je bête ! Sortir une critique de Ca$h'n Gun$ Live sans même en avoir fait une sur le Ca$h'n Gun$ tout court... Heureusement, le préjudice est réparé, ne tapez pas, merci !

Ca$h'n Gun$ c'est un peu Reservoir Dogs (le film de Tarentino) : un entrepot desaffecté, des gangsters bien stéréotypés, des gros calibres et un magot à partager entre escrocs notoires. Alors bien entendu, ca ne peut pas marcher, c'est comme adapter au cinéma un album de Monsieur Madame : ca va forcément foirer quelque part. Ca tombe bien, c'est justement ce dérapage que Ca$h'n Gun$ vous propose de jouer.

Chaque joueur se voit fournir un flingue en mousse ainsi qu'un paquet de cartes représentant ses actions durant la partie. Une fois que tout le monde a fini de jouer avec son pistolet (il y en a toujours au moins un autour de la table qui ne s'en lasse pas), la aprtie peut commencer. Durant chaque tour, les joueurs vont devoir braquer un adversaire en faisant croire que leur arme est chargée... seulement voilà, chaque participant ne possède que 3 balles (dont un tir rapide, le Bang Bang Bang), les 5 autres caretes représentant une arme non chargée (Clic Clic Clic); le bluff sera donc de rigueur !
Tout le monde sélectionne donc la balle qu'il va jouer à ce tour puis on compte jusqu'à 3 et tous les joueurs pointent leurs arme simultanément sur un adversaire. Quelques instants pour réaliser la gravité de la situation et on recompte jusqu'à 3. A cet intant, chaque joueur couche sa figurine pour signifier qu'il abandonne ou alors hurle un viril "Cojones !" pour indiquer que lui, c'est un homme, un vrai !
Les joueurs ayant utilisé une balle rapide résolvent alors leur action en premier, infligeant une blessure à leur victime et l'empêchant ainsi de tirer. Viennent ensuite les balles normales. Tout ceux ayant été visés par un Clic Clic Clic soufflent un grand coup et le partage peut commencer entre les "survivants". Seulement voilà, le gangster n'est pas généreux et le partage doit être rigoureusement exact. Les joueurs se répartissent donc une somme égale et remettent en jeu le reste.

Le principe de Ca$h'n Gun$ est donc vraiment simple et les parties se révèlent rythmées et agréables. Le jeu est résolument axé sur l'ambiance quitte à sacrifier pour cela le côté stratégique. En effet, les choix qui s'imposeront à vous lors d'une partie de Ca$h'n Gun$ n'ont rien de vraiment cornélien. Hormis le fait de mettre des batons dans les roues des joueurs ayant accumulé le plus gros magot, le choix de la personne à viser se fait surtout au feeling. Une bonne partie du plaisir du jeu résulte d'ailleurs dans le bluff ainsi que dans le côté totalement partial et gratuit de certains coups (lorsque tout le monde s'acharne sur le même joueur). Seul véritable ombre au tableau, le fait de pouvoir éliminer un joueur est assez frustrant, surtout si la victime disparaît très tôt de la partie. Même si cela résulte d'un mauvais choix stratégique, la sanction est tout de même assez lourde et il aurait sans doute été préférable de trouver une autre solution pour que tout le monde puisse continuer à s'amuser.

Au final, Ca$h'n Gun$ est un très bon jeu d'ambiance et de bluff. Le thème tout comme le matériel (illustrations comprises) contribuent à rendre les parties drôlatiques à souhait. Même si le jeu est relativement limité puisqu'il ne propose pas vraiment de stratégies et se renouvelle assez peu (malgré quelques extentions), on prend plaisir à le sortir régulièrement. Son prix un poil élevé (qui s'explique par les pistolets en mousse) et le fait qu'il nécessite pas mal de joueurs (on peut y jouer à 4 mais le plaisir n'est pas le même) seront sans doute des obstacles mais il serait pourtant dommage de s'y arrêter et de se passer d'un jeu aussi plaisant.


Ca$h'n Gun$ (Français)

Un jeu de
Ludovic Maublanc

Edité
par Repos Production

4 à 6 joueurs à partir de 10 ans

Durée 30 minutes

Prix moyen : 40€

Par Merlyin - Publié dans : Jeux de société
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Lundi 3 décembre 2007 1 03 /12 /Déc /2007 12:27

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Si il avait été question de jeu de rôle, je vous aurais parlé de Ca$h'n Gun$ Live comme de la version grandeur nature de Ca$h'n Gun$. En effet, on y retrouve grosso modo tous les principes du grand-frère mais on enlève la table et les divers accessoires pour rajouter une dimension plus "sportive".

Le principe de Ca$h'n Gun$ Liveest aussi simple (voire presque plus) que celui de Ca$h'n Gun$; les joueurs incarnent des gangsters bien décidés à se partager un magot en emportant la plus grosse part. Seulement voilà, cette fois fini le chacun pour soi, il va falloir jouer en équipe ! A chaque tour les joueurs vont se voir attribuer une carte d'arme (qui servira également de billet à la fin du tour) et les équipes vont se concerter pour élaborer une stratégie afin d'exploiter au mieux le matériel à disposition. Ensuite, l'arbitre / parrain va compter dix secondes durant lesquelles les joueurs vont se placer / se poursuivre / s'enfuir / se cacher puis va massacrer les oreilles de tout ce petit monde en soufflant fort dans son beau sifflet vendu avec. A cet instant précis, tout le monde se fige et braque un ou plusieurs adversaires avec ses doigts en un geste représentant son arme. Trois secondes de plus et chacun se couche ou tient bon en criant "Cojones !". Enfin, on résout les actions, les froussards se retrouvant dans la zone des lâches, les blessés à l'hôpital et les survivants au partage du butin. Bien entendu, à la fin l'équipe la plus riche gagne.

Voilà donc le système de Ca$h'n Gun$ Live. Pour ceux qui connaissent Ca$h'n Gun$, quelles différences ? Bon, déjà ça se joue "pour de vrai", on l'a déjà dit. Ensuite, on trouve ici quelques nouvelles armes bien amusantes qui remplacent les Clic Clic Clic classique afin de ne frustrer personne. Apparaissent donc le couteau et le Kevlar tandis que la grenade perd son statut de pouvoir pour devenir une arme courante. A ce sujet, afin de rendre le jeu plus fluide et plus simple, les pouvoirs ainsi que la variante du policier ont été supprimés. Franchement, les garder n'aurait vraiment rien apporté ici. Vient ensuite la notion de déplacement et de ligne de mire qui apportent du fun et du dynamisme (et qui justifient la disparition de la table). Les marqueurs de honte disparaissent également et se coucher vous prive simplement de participer au partage. Enfin, il n'est plus possible de mourir dans cette version Live. En échange, un joueur étant blessé à deux reprises (les blessures sont remises à zéro à chaque fois) se retrouve à l'hôpital pour un tour.

Ces changements étaient-ils utiles et, surtout, cette version live apporte-t-elle vraiment quelque chose au concept ? Honnêtement oui ! (Ne partez pas, c'est pas fini !) Ca$h'n Gun$ Live se révèle rapidement bien plus qu'une simple adaptation de Ca$h'n Gun$ et il apporte vraiment le fun et le côté déjanté qui manquait parfois à son ainé. Les déplacements amènent une bonne dose de chaos et on se retrouve rapidement à se rouler par-terre, à sauter dans tous les sens et à élaborer des ruses de sioux entre coéquipers. Le jeu est court, rythmé et vraiment jouissif, tous les coups bas étant permis (et même vivement encouragés). Les règles sont simples même si le nombre d'armes différentes risque de dérouter les débutants. Heureusement, tout rentre rapidement dans l'ordre après une démonstration et un ou deux tours "pour de faux".

De par son concept, Ca$h'n Gun$ Live ne pouvait pourtant pas éviter certains défauts inhérents au genre. Tout d'abord, une partie nécessite un nombre de joueurs assez important et, même si le jeu est jouable à partir de 8, il faudra s'approcher de la limite des 20 pour en goûter toute la saveur. Autant dire que cela risque de s'avérer difficile dans le cadre "privé" et qu'il faudra donc se contenter d'y jouer dans un (grand) club ou en collectivité. A ce sujet, le thème de Ca$h'n Gun$ Live risque justement de poser problème avec des enfants et il faudra plutôt s'orienter vers un public de jeunes adultes. Dernier problème et pas des moindres, une partie de Ca$h'n Gun$ Live nécessite pas mal d'espace et, si possible, quelques obstacles. Les 5m² par personne recommandés par la règle sont plutôt compliqués à réunir dans une même salle, surtout lors d'une partie à 20 ! Du coup, il vous faudra vous contenter de plus petit... ou alors de jouer en extérieur (l'idéal). Si vous choisissez cette dernière solution, les conditions météo, l'heure et la saison viendront à leur tour limiter les possibilités.

Au final, Ca$h'n Gun$ Live est un jeu vraiment très bon, meilleur même que son ainé. Fun, rapide, simple, il collectionne les atouts et permet de passer des soirées inoubliables. Pour peu que vous parveniez à réunir assez de joueurs motivés et pas trop timides, vous obtiendrez des parties déjantées à souhait, des cascades et toutes sortes de choses dignes d'être filmées. En fait, l'esprit de Ca$h'n Gun$ Live n'est pas sans rappeler l'excellentissime Santy Anno. Même si le prix du jeu peut sembler un peu élevé au vu du matériel, il reste dans la norme actuelle et il n'y a donc pas vraiment de raison de s'en plaindre. En revanche, la difficulté à réunir les conditions pour une partie (joueurs et cadre) font logiquement se poser la question de l'utilité d'un tel achat. Certes, Ca$h'n Gun$ Live est excellent mais combien de fois parviendrez vous à réunir au moins 8 personnes dans de bonnes conditions pour jouer ? A vous de voir mais si cela vous est possible sans trop de difficultés alors lancez-vous, vous ne le regretterez pas !


Ca$h'n Gun$ Live (Français)

Un jeu de Ludovic Maublanc

Edité
par Repos Production

8 à 20 joueurs à partir de 8 ans

Durée 30 minutes

Prix moyen : 20€
Par Merlyin - Publié dans : Jeux de société
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Mercredi 21 novembre 2007 3 21 /11 /Nov /2007 01:00

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Il était une fois un vieux jeu nommé Donjons et catapultes. Deux armées, des vikings et des barbares, s'y affrontaient à grands coups d'engins de siège actionnés par des élastiques. Nous étions dans les années 80 et un bon paquet de petits garçons de l'époque  bavaient devant ce jeu et ces extensions... mais voilà, tout cela n'était pas donné et Donjons et catapultes disparut bientôt des étals.

Heureusement pour tous ces petits garçons qui ont grandis, Goliath aime bien fouiner dans les vieilles idées et nous ressort donc une version flambant neuve de ce jeu mythique sous le nom de Battleground : Canons & Catapults.

Bon, et en quoi ça consiste alors ? Et bien chaque joueur dispose d'une armée (soit les orcs soit les humains) composée de soldats, d'un héros, de drapeaux, de morceaux de muraille, d'engins de siège et d'un donjon. Il va donc falloir se construire une forteresse, y placer ses machines de guerre et disposer ses soldats afin qu'ils puissent les actionner. Après cela, la partie peut commencer. Chacun son tour, les joueurs vont pouvoir effectuer deux actions parmi lesquelles déplacer le héros, un soldat ou une arme et tirer. Même si quelques petites règles viennent s'ajouter ça et là pour donner un peu de piment à la partie (comme la nécessité d'avoir un soldat près d'une arme pour pouvoir l'utiliser), l'essentiel est là.

Battleground est donc clairement un jeu fun, à la limite du jouet. Le but est de détruire la base adversaire en jubilant lorsque les briques et les soldats volent dans tous les sens. Si les quelques règles essayent de donner un peu de structure et de "sérieux" à la chose, on reste loin du jeu de société à l'allemande.

Afin d'augmenter le plaisir, Battleground ne se contente pas d'être un jeu mais bien une gamme qui regroupe à l'heure actuelle 5 produits, Goliath nous promettant en outre un suivi et donc, logiquement, de nouvelles sorties. A l'heure actuelle, voilà les choix qui s'offrent à vous :

- Maxi Attack : C'est la boîte de base de Battleground et elle contient tout ce qu'il faut pour s'amuser pendant des heures. Chaque camp dispose d'un donjon "explosif", d'un canon, d'une catapulte et d'une baliste.

- Prison Attack : Censé être une deuxième boîte de base, plus modeste, Prison Attack n'a finalement que peut d'intérêt en tant que tel. Pas de donjon mais une prison (moins amusante), une arme en moins (le canon), moins de briques, voilà qui risque de frustrer les joueurs. Par contre, en tant qu'extension il s'agit d'un must. Les armes feront doublons et il sera préférable de les laisser de côté pour ne garder que la prison et les briques afin de créer une forteresse de taille respectable.

- Double Attack : Il s'agit de trois coffrets qui ajoutent chacun deux armes (une par camp) inédites ainsi que quelques briques. Ces nouveaux engins de siège sont bien trouvés et se révèlent vraiment fun à l'emploi. Avec ces extensions, le plaisir de jeu est vraiment renouvelé !

On ne reviendra pas encore et encore sur le côté fun de Battleground. Les parties sont rapides, dynamiques, drôles et permettent de s'affronter entre génération sans problème. L'annonce d'un suivi de la gamme est également de très bon augure et on se prend à imaginer des batailles titanesques ! Pourtant, Battleground n'est pas parfait; il est même truffé de petits défauts qui viennent gâcher ça et là ce qui aurait put être une réussite incontestée. Tout d'abord, à une époque où la beauté du matériel est devenue un critère important pour un jeu, on ne peut que s'étonner du manque de soin apporté à Battleground; la peinture est pour le moins hideuse et les soldats sont de couleur unie (bleu ou vert) déposée là par un brossage des plus disgracieux. Ensuite, distribution en grande surface pour Noël oblige,l'éditeur a choisi de présenter son jeu dans des boîtes gigantesques... et quasiment vides ! Pour le coup, la boîte de Maxi Attack est à peu près inrangeable alors que son contenu tiens dans une boite Double Attack (avec le contenu de celle-ci). Ajoutons par ailleurs qu'elles sont aussi mal fichues que de mauvaises qualité et vous aurez une bonne idée de la frustration qui en découle. Alors certes, on voit bien la boîte au milieu du magasin mais bon... L'évocation de ces deux points devrait vous faire comprendre que l'éditeur a travaillé à réduire ses coûts et l'on pourrait s'attendre à en ressentir les effets sur les prix... et bien non ! Battleground se révèle en réalité plutôt coûteux (50€ pour Maxi Attack), sans doute même trop par rapport à son contenu et à son intérêt. Reste un dernier point noir lié directement au type de jeu, l'espace demandé. En effet, une partie nécessite un terrain d'environ 1m sur 2.5m voire plus avec les extensions. Le problème c'est que tout le monde n'a pas une table de cette taille et qu'il faudra donc jouer par terre... à condition de ne pas vivre dans un appartement trop petit !

Au final, Battleground est un jeu que j'apprécie tout particulièrement, sans doute en partie grâce au souvenir de son ancêtre. Le jeu est vraiment amusant, pas prise de tête et les adultes y prennent autant de plaisir que les enfants (en particulier pour les garçons mais pas seulement). En revanche, sa qualité médiocre, sa boîte encombrante et fragile, son rangement délicat et son prix élevé risquent de freiner la plupart des acheteurs pour finalement ne destiner le jeu qu'aux cadeaux de Noël des enfants (ce qui semble de toutes façons être le but recherché par l'éditeur). C'est vraiment dommage car ce jeu à pourtant tout pour plaire et si Goliath avait soigné tous ces points il aurait put devenir une référence. A la place, Battleground restera destiné à un public de nostalgiques plus attachés au jeu qu'à l'aspect, un peu bricoleurs, disposant du budget et de la place pour jouer... c'est un peu restrictif non ?


Battleground :  Canons & Catapults (Français)

Un jeu
édité par Goliath

2 joueurs à partir de 8 ans

Durée 30 minutes (très variable suivant le talent des joueurs)


Prix moyen : 50€ pour Maxi Attack, 30€ pour Prison Attack et 20€ pour les Double Attack
Par Merlyin - Publié dans : Jeux de société
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Jeudi 8 novembre 2007 4 08 /11 /Nov /2007 15:49

 

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Noël arrive à grand pas et les rayons jeux et jouets fleurissent dans les grands magasins (de plus en plus tôt mais bon, ce n'est pas le sujet ici...). Petit à petit, le jeu de société moderne fait son trou et il est devenu un cadeau tout-à-fait honorable entre la barbie, le dernier FIFA et les produits dérivés Spiderman.

Au milieu de toutes les sorties de Noël, souvent peu intéressantes car essentiellement destinées à surfer sur une mode, il est parfois difficile de trouver le bon jeu à offrir au néophyte. Heureusement, le Spiel des Jahres (et son petit frère le Kinderspiel des Jahres) sont des valeurs sûres. Destinés à un public familial et donc à des joueurs occasionnels, les lauréats de ces prix regroupent quelques qualités incontournables : règles faciles et simples, thème attractif, matériel avenant, parties assez courtes et agréables. Si il ne conviendra pas forcémement à un gros joueur, un jeu ayant obtenu le Spiel des Jahres a de vraies bonne chance de plaire au plus grand nombre. Le Spiel des Jahres en lui-même désignera plutôt un jeu destiné à des parties en famille ou entre amis, pour des joueurs à partir de 10-12 ans, tandis que le Kinderspiel des Jahres indique un jeu pour enfant (même si les adultes apprécieront sans doute).

A noter tout de même, le Spiel des Jahres a récompensé à la fin des anénes 90 quelques jeux un peu plus orientés "gros joueur" même si ils restent tout de même accessibles. C'est particulièrement le cas pour El Grande ou Tikal.

Et maintenant, la liste :

Spiel des Jahres :

1979 : Le Lièvre et la Tortue
1980 : Rummikub
1981 : Focus
1982 : Fabuleux trésors
1983 : Scotland Yard (critique à venir)
1984 : Dampfross
1985 : Sherlock Holmes Détective Conseil
1986 : Heimlich & Co
1987 : Auf Achse
1988 : Barbarossa
1989 : Café international
1990 : Adel Verpflichtet (critique à venir)
1991 : Drunter & Drüber
1992 : Um Reifenbreite
1993 : Bluff
1994 : Manhattan
1995 : Les colons de Catane
1996 : El Grande (plutôt "gros joueur")
1997 : Mississippi Queen
1998 : Elfenland
1999 : Tikal (plutôt "gros joueur")
2000 : Torres (critique à venir)
2001 : Carcassonne (critique à venir)
2002 : Villa Paletti
2003 : Alhambra
2004 : Les Aventuriers du Rail (critique à venir)
2005 : Niagara (critique à venir)
2006 : Thurn & Taxis - L'Aventure Postale
2007 : Zooloretto


Kinderspiel des Jahres :

1989 : Gute Freunde
1990 : Château Hanté
1991 : Corsaro
1992 : Schweinsgalopp
1993 : Ringel Rangel
1994 : Le Fou Volant - Looping Louis
1995 : Karambolage
1996 : Animazoo
1997 : Larguez les amarres !
1998 : Pique Plume
1999 : Kayanak
2000 : Arbos
2001 : Klondike
2002 : Le Bal masqué des coccinelles
2003 : Viva Topo!
2004 : L'Escalier hanté (critique à venir)
2005 : Das Kleine Gespenst
2006 : À l'abordage
2007 : Beppo der Bock

Par Merlyin - Publié dans : Jeux de société
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Mercredi 7 novembre 2007 3 07 /11 /Nov /2007 23:02

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Voilà donc enfin une critique du Spiel des Jahres 2007, j’ai nommé Zooloretto. Pourquoi avoir tant attendu ? Bonne question… et bien je crois que c’est simplement faute d’une opportunité de le tester. Quoi qu’il en soit, c’est aujourd’hui une erreur réparée !

 

Dans Zooloretto, vous incarnez le propriétaire d’un zoo bien décidé a tout faire pour que son parc soit le plus attractif de tous. Pour cela, il vous faudra remplir des enclos, construire des boutiques et gérer les naissances. Malheureusement, vos vils adversaires veulent la même chose que vous et il faudra donc se battre pour récupérer les animaux que vous voulez.

Le principe est simple et rappelle un peu les jeux de stop ou encore. Chacun leur tour, les joueurs ont le choix entre tirer une carte (animal, argent ou boutique) au hasard et la placer dans un camion de leur choix (1 par joueur avec 3 emplacements dans chaque), prendre un camion (et ainsi terminer sa manche) ou utiliser son argent pour réaménager son zoo. Bien évidemment, le dilemme vient du fait que si un camion est trop intéressant, un adversaire vous le prendra sous le nez, vous laissant ainsi celui dont personne ne veut. Cela est d’autant plus vrai que vous ne possédez que trois enclos et donc que trois espèces d’animaux. Toute autre espèce vous fera d’ailleurs perdre des points à la fin ! Bref, il faut donc savoir leurrer les autres joueurs et mesurer les risques afin d’optimiser chaque manche et limiter les cartes inutiles. Rassurez-vous, cela se fait très bien et, après une ou deux parties, on arrive généralement à terminer la plupart de ses enclos en ayant un minimum d’animaux en trop… sauf si vous tombez sur un adversaire particulièrement retors.

 

Le label Spiel des Jahres a ceci de bon qu’il permet en général de bien cerner le produit. Un jeu décrochant ce prestigieux prix a de grandes chances d’être un jeu simple, accessible à toute la famille et accrocheur. Pour cette cuvée 2007, le lauréat tombe en plein dans ce stéréotype. Attrayant, beau, amusant et simple, il ne peut que donner envie d’être joué. Les règles, dérivées du célèbre Coloretto, sont limpides et vites assimilées. Les parties sont rythmées et on sait immédiatement quoi faire. Il est d’ailleurs rare qu’un joueur soit nettement décroché en cours de partie. Les stratégies à mettre en place ne sont jamais très difficile à cerner ni à mettre en place et le plaisir de jeu est immédiat. En revanche, il est évident que les amateurs de gros jeux ou de plans alambiqués risquent d’être frustrés par cette simplicité. En effet, la part non négligeable de hasard durant le tirage limite grandement les stratégies à long terme et il faudra souvent s’adapter et gérer l’urgence. De toutes façon, Zooloretto ne se prête pas aux grandes stratégies. L’autre inconvénient du jeu, c’est la lassitude qui risque de s’installer après quelques parties ; en effet, les stratégies gagnantes sont bien souvent les mêmes et le joueur aguerris n’aura souvent qu’à répéter à chaque partie les mêmes coups pour avoir de bonnes chances de l’emporter, la différence se faisant alors sur le hasard des tirages. Voilà qui risque d’en frustrer plus d’un. Heureusement, des mini-extentions sortent à un rythme soutenus (5 à l’heure actuelle), permettant ainsi de renouveler un peu le jeu.

 

Au final, Zooloretto se révèle être un très bon Spiel des Jahres avec tout ce que cela implique. Vraiment agréable, beau, simple et familial, il se destine clairement au plus grand nombre, quitte à sacrifier au passage la minorité de gros joueurs qui regretteront la part importante du hasard et les stratégies trop limitées. Si vous recherchez un jeu qui ne donne pas trop mal à la tête mais qui vous permette tout de même de planifier un minimum vos coups, le tout avec un soupçon de bluff, alors il est très probable que Zooloretto vous enchante tant il est bien calibré dans ce sens. Voilà donc un jeu destiné aux joueurs occasionnels et peu habitués aux jeux de sociétés. Un jeu familial donc.


Zooloretto (Français) 

Un jeu de
Michael Schacht

Edité
par Abacusspiele 

2 à 5 joueurs à partir de 8 ans
 

Durée 45 minutes
 

Prix moyen : 32€
Par Merlyin - Publié dans : Jeux de société
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A venir

Ca y est, les fêtes sont finies et on repart  avec des placards pleins de bons jeux... ou pas... C'est aussi l'occasion des bonnes résolutions comme, par exemple, faire ces critiques qui devraient être en ligne depuis longtemps :

-  Guerre Froide : CIA vs KGBCa$h'n Gun$ : Yakuza et Zoondo pour les jeux de société

- Au rayon jouet, les mythiques Myth Cloth de Bandaï et surtout la dernière mode Kawaii venue du Japon, les Pinky Street

- Pour ce qui est de BattleLore, j'espère que l'arrivée des Guerres d'Ecosse va redonner un coup de fouet à la communauté du coin

En attendant, n'hésitez pas à me laisser des commentaires ou à m'envoyer des messages si vous souhaitez me voir parler de quelque chose en particulier.

Derniers arrivages

Ils sont arrivés récement chez moi et feront sans doute bientôt l'objet d'une critique :

- Warrior KnightsLe Seigneur des Anneaux - Sauron, BattleLore : Aux armes !, BattleLore : Epic, BattleLore : Harceleurs Gobelins, - BattleLore : Maraudeurs Gobelins, Wings of War Miniatures Deluxe Set, Les deux Bretagnes, Carcassonne, Im Märchenwald (Dans la forêt des merveilles), Ausburg 1520, Mont Saint Michel, Gloria Mundi,  Ca$h'n Gun$ : Uzi, Caylus Premium

A venir sous peu ou presque dans ma ludothèque  :
L'Horreur de Dunwich, Skybridge et, un peu plus tard, Corunea RCG

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